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Voyage à Berlin >> Rénovation urbaine douce - Zones de réhabilitation à Berlin


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Prenzlauer Berg : contexte politique, économique et institutionnel

La conservation de la trame du bâti et la prise en compte des besoins des habitants concernés sont deux principes de la rénovation urbaine à Berlin, adoptés par le Sénat en mai 1995. C’est dans ce sens que le Sénat et la mairie de Prenzlauer Berg ont chargé la société d’aménagement S.T.E.R.N de la réhabilitation de Prenzlauer Berg. Dans les quartiers de réhabilitation, la loi prévoit de mettre un local à la disposition des représentants des citoyens et de mettre en place un comité consultatif à la réhabilitation. Le travail de rénovation des quartiers historiques du XIXe siècle de la ville fait partie du processus de développement urbain de Berlin en vue de sa réunification et de sa transformation en capitale de l’Allemagne. À cause des charges financières considérables de la ville, la rénovation urbaine comme devoir public se voit malheureusement rejetée à l’arrière plan.

Rénovation urbaine douce : création de balcons Rénovation urbaine douce : création de balcons

Description du processus

Date de l’expérience : L’expérience décrite se base sur l’étude préparatoire réalisée par Stern de 1990 à 1993 et depuis 1993, année de la déclaration publique des quartiers de réhabilitation. Leur durée est estimée entre 15 et 20 ans.

Nombre de personnes concernées : Dans les 5 quartiers de réhabilitation, vivent environ 49000 habitants. Si l’on ajoute les habitants des quartiers voisins qui profitent d’une protection spéciale ce sont 74 000 personnes. À peu près 100 personnes se sont organisées dans des groupes de représentants.

Les motifs de l’organisation des habitants : la disposition des habitants à s’engager dans les quartiers concernés a certains antécédents. Dans les années quatre-vingt, le régime de la RDA avait l’intention de démolir des parties entières de la ville du XIXe siècle, la plupart des logements de cette époque n’étant pas équipés de salle de bain et les toilettes se trouvant sur le palier. Le chauffage était encore au charbon et les immeubles n’étaient pas entretenus depuis des dizaines d’années. De plus, l’habitat de cette époque était pour la RDA le symbole d’une façon de vivre bourgeoise et décadente. La protestation des habitants a été vive contre la démolition prévue et la menace de relogement vers les quartiers monotones et excentrés de logements préfabriqués. Ils présentèrent des solutions alternatives et arrivèrent à repousser la démolition, puis arriva la chute du mur en 1989. Dans ce contexte de changements politiques, la motivation pour s’engager pour son quartier s’accrut au-delà des représentants élus des citoyens concernés par la réhabilitation : diverses organisations comme des associations ou initiatives de locataires.

L’organisation des habitants, sous différentes formes, est motivée par leurs intérêts à influencer le processus de réhabilitation, mais aussi par les contradictions inévitables entre les principes fixés pour la réhabilitation et la réalité des faits.


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